« Quand j’étais fauché, les marchés financiers m’ont sorti de la galère » l’histoire de Thomas
J’ai 24 ans aujourd’hui. J’avais 22 ans quand tout a commencé. A l’époque, j’étais intérimaire. Toujours à découvert, à attendre la prochaine paie en espérant qu’elle arrive avant les prélèvements. Dans ma tête, l’avenir n’existait pas. Quand on est fauché, on ne projette rien : on survit.
Je vivais chez mes parents. Des horaires impossibles, des missions qui s’enchaînaient sans garantie. Quand j’avais un peu de temps libre, je sortais avec mes potes. C’était ma façon de décompresser. L’argent partait aussi vite qu’il arrivait. De toute façon, je me disais que l’investissement, la bourse, tout ça, ce n’était pas pour moi.
Un jour, je vois passer une annonce : « accompagnement gratuit et indépendant à Carcassonne pour les patrimoines inférieurs à 50 000 € ». J’ai hésité et puis, soyons honnêtes : je n’avais rien à investir. Mais je me suis dit une chose : Je n’ai rien à perdre.
Le premier rendez-vous n’a pas du tout ressemblé à ce que j’imaginais. On ne m’a pas parlé de produits miracles. On a parlé de moi. De mes revenus irréguliers, de mes dépenses, de mon mode de vie. Et surtout, on m’a fait comprendre une chose essentielle : même fauché, je prenais déjà des décisions financières sans m’en rendre compte.
Après analyse, j’ai pris une décision simple, dérisoire : réduire un peu les sorties et placer 20 € par mois en bourse. Vingt euros, le prix de deux verres. Pas de frustration, pas de pression. Juste une règle : tous les mois, quoi qu’il arrive.
Mais le plus important n’a pas été l’argent. C’est le déclic mental. Pour la première fois, je consacrais du temps à mon avenir. J’ai décidé de reprendre des études à distance. Lentement, à côté du travail. Les marchés financiers m’ont appris une chose essentielle : le temps est un allié puissant quand on s’y prend tôt.
Deux ans plus tard, ma situation n’a plus rien à voir. Je suis devenu responsable de secteur dans une usine. Je viens de signer mon CDI. Mon investissement, pourtant modeste à la base, m’a rapporté 3 505.68€ pour 480 € sortis de ma poche. Ce n’est pas une fortune, mais c’est une preuve. La preuve que je pouvais faire travailler l’argent, même quand j’en avais peu.
Alors, pour avoir cette performance, mon conseiller et moi avons tablé sur une prise de risque importante. Ca veut dire que si je veux retirer cet argent, il faut d’abord que je fasse des arbitrages vers des placements moins risqués et ca demande du temps. Si je changeais brusquement de stratégie, je perdrais mon argent à coup sûr. Mais comme mon conseiller reste à mes côtés, il m’aide à prendre des décisions rationnelles quand je suis tenté d’aller vite.
Aujourd’hui, je peux quitter le domicile de mes parents et prendre mon indépendance. Et surtout, j’ai une trajectoire. Si je continue à investir cette somme pendant les 30 prochaines années à 8.1%, mon capital atteindra 36 269.65€. Ce chiffre, je ne l’avais jamais imaginé possible quand j’étais à découvert tous les mois. Et si c’est ce que je peux obtenir avec 20 € par mois, croyez moi je vais placer bien plus.
Jusque-là, les marchés financiers ne m’ont pas rendu riche. Ils m’ont donné une direction. Quand j’étais fauché, ils m’ont appris à construire. Ils m’ont montré que l’investissement n’est pas réservé à ceux qui ont déjà de l’argent, mais à ceux qui décident d’en faire quelque chose. Si je devais résumer mon histoire : je n’ai pas commencé à investir parce que j’allais mieux. J’ai commencé à aller mieux parce que j’ai investi. Et parfois, il suffit de 20 € par mois pour changer bien plus que son compte bancaire. Je n’ai que 24 ans et désormais que j’ai compris comment ça marche, je ne m’arrêterait pas.
Amélie Damiens, Expert en gestion de patrimoine
Cabinet de conseil DAMIENS DE LYS,
Carcassonne, Occitanie, France