Les fonds d’investissement collectif

          Appelés Organismes de Placement Collectif en Valeur Mobilière (OPCVM ou OPC), les fonds d’investissement collectifs permettent d’investir sur des actions, obligations et divers instruments de marché, par l’intermédiaire d’entités professionnelles. Mais lorsqu’on n’y connait pas grand-chose en bourse, ces noms peuvent sembler flou. Nous décryptons ensemble.

          L’idée principale c’est vous pouvez vous-même réaliser vos achats, c’est-à-dire « passer des ordres », ou confier cette tâche à quelqu’un d’autre en lui confiant votre épargne par le biais d’un fond. Nous reviendrons dans un autre article sur les supports qui permettent de réaliser physiquement des opérations en bourse. Nous nous concentrons ici sur la compréhension des mécanismes de placement collectif.

          Lorsque vous investissez dans un OPC, vous recevez en échange une part ou une action de ce fond. Il existe des OPC spécialisés : en actions, obligations, immobilier, matières premières, monnaie ; et des OPC diversifiés. Rappelons que tout investissement présente des risques de perte en capital et que confier votre argent à un fond n’entame en rien votre responsabilité de diversifier vos placements ; de ne pas mettre tous vos œufs dans le même panier.

          Les OPC sont par nature soumis aux fluctuations des marchés financiers mais également à la conjoncture de leur secteur propre. Ils sont en ce sens liés au marché immobilier, à la gestion de la dette des Etats, à la politique monétaire, au cours des matières premières, et globalement au contexte géopolitique. Ils présentent donc un risque de marché et des performances variables selon le contexte.

       Les OPC s’adressent principalement à des investisseurs particuliers et répondent à des obligations réglementaires strictes en matière de gestion et de transparence (rapports de performance, actifs détenus). Ils présentent l’avantage de pouvoir diversifier ses investissements au sein d’une ou plusieurs catégories d’actifs, via une gestion professionnelle. Cela implique tout de même un risque de surexposition à un titre particulier, s’il est détenu en grande quantité par ce fond ; mais également des frais de gestion, qui viennent réduire la rentabilité réelle des placements.

       Ces fonds sont accessibles avec des petits montants et présentent une liquidité élevée, ce qui permet aux investisseurs d’y entrer et d’en sortir assez rapidement. Mais, la situation peut s’inverser en cas de crise financière grave (subprimes 2008), bloquant les possibilités de récupération de votre capital, alors même que le marché potentiellement s’écroule. D’où l’importance de planifier une stratégie à long terme ET de proportionner le montant que vous allez placer sur et en dehors des marchés financiers.

        Selon leur mode de gestion : active ou passive, les OPC peuvent tenter de battre le marché ou de suivre un indice de référence. Les OPC à gestion active présentent un potentiel de rendement plus élevé et un risque plus important perte en capital.

      Alternative ou complément de la détention directe de titres financiers, l’investissement en fonds collectifs présente une large gamme de solutions. Elles s’inscrivent dans le sens de la construction d’une stratégie patrimoniale personnalisée.

Amélie Damiens, Expert en gestion de patrimoine

Cabinet de conseil DAMIENS DE LYS,

Carcassonne, Occitanie, France

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